Aujourd'hui je suis affligée . Il s'avère que je viens de perdre un meilleur ami . Il ne s'est pas éteint, non, il vit toujours . Mais, cette rupture soudaine avec un beau passé mémorable, affectera le cours de ma vie . Il a choisi de se retirer de ma vie tel un fantôme qui a marre de hanter des ruines ... ça y est j'ai brûlé tout ce qui est susceptible de me faire penser à nos beaux souvenirs d'adolescence . Suite à sa demande, j'essaye de l'oublier, enterrer une si précieuse amitié . Mon Dieu, pourquoi est ce si compliqué de tisser une pure amitié avec une personne de sexe opposé ? Jadis, nous étions relativement innocents, on riait aux éclats pour des bêtises , nos paroles étaient irréfléchies, une spontanéité naïve et pourtant surprenante marquait tous nos discours ... On était heureux comme ça ! On se disait tout, on se confiait tout . On a grandi . Tout a changé . Son regard envers moi s'est métamorphosé . Nos commérages ne lui étaient plus suffisants . Ma vue lui déplaisait . J'ai compris que mon unique confident commençait à ressentir quelque chose envers moi . Quelque chose autre que ce qu'on éprouve pour un ami .L'envie de me communiquer ce qu'il ressentait l'étouffait . Il était plus que certain qu'une éventuelle étincelle d'amour naissante mettrait sans doute fin à notre amitié . Je ne supportais pas voir un des êtres les plus chers à mon coeur, se dégrader et s'abaisser dans l'espoir et l'attente d'un certain "oui" qui mettra fin aux tourbillons de son c½ur , mais qui ne viendra peut être jamais. Je ne l'aimais pas , du moins pas comme ça . Pas comme on aime et désire un homme . Et au milieu de ce dilemme, on s'est dit Adieu ...
Moralité : J'aurai dû m'en douter : « Donner de l'amitié à celui qui veut de l'amour, c'est comme donner du pain à celui qui meurt de soif ... »
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